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Commission des liqueurs

Le vin rouge fait-il baisser la glycémie ?

clear glass bottle with red liquid

Le vin rouge est parfois présenté comme un « antidiabétique » en raison des polyphénols qu’il contient. C’est faux : le vin n’est pas un traitement et ne protège pas du diabète. En revanche, l’alcool qu’il contient peut effectivement faire baisser la glycémie, et c’est un risque, en particulier pour les personnes diabétiques.

Pourquoi l’alcool fait baisser la glycémie

Lorsque l’on boit de l’alcool, le foie donne la priorité à son élimination et produit moins de glucose : c’est l’inhibition de la néoglucogenèse. La glycémie peut alors baisser, parfois plusieurs heures après la consommation et jusqu’au lendemain matin, surtout si l’on a bu à jeun.

Chez les personnes diabétiques traitées par insuline ou par sulfamides hypoglycémiants, ce phénomène expose à des hypoglycémies, qui peuvent être sévères. Leurs signes (tremblements, sueurs, confusion) peuvent être confondus avec ceux de l’ivresse. Les associations de patients recommandent de ne jamais boire à jeun, de manger des glucides en même temps, de contrôler sa glycémie plus souvent et de prévenir son entourage. Le choix de boire ou non de l’alcool se discute avec son médecin.

Polyphénols et resvératrol : ce que l’on sait

Le raisin contient des polyphénols, dont des anthocyanes (pigments des raisins noirs) et du resvératrol. Des travaux menés en laboratoire ou chez l’animal leur prêtent des effets sur le métabolisme du sucre, mais ces résultats ne s’appliquent pas à la consommation de vin : les quantités présentes dans un verre sont faibles, et l’alcool qui les accompagne a ses propres effets néfastes.

Santé publique France rappelle que le risque pour la santé existe dès le premier verre quotidien, et recommande de ne pas dépasser 10 verres standard par semaine et 2 verres par jour, avec des jours sans consommation.

Vin rouge et diabète : les points à retenir

Le vin rouge ne prévient pas le diabète et n’en retarde pas les complications. La teneur en resvératrol varie selon le cépage (pinot noir, gamay, merlot ou cabernet-sauvignon par exemple), le terroir et la vinification, mais elle ne justifie aucune consommation. Pour une personne diabétique, l’enjeu principal de l’alcool est le risque d’hypoglycémie et les calories qu’il apporte.

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